Commençons par les bases. “Se dit de quelqu’un dont on ignore le nom” : voilà comment le Larousse définit le mot “anonyme”. Si cela paraît évident, les choses se compliquent dès que l’on parle d’anonymat sur internet. Le sens et la portée de cette notion varient selon le domaine d’analyse : juridique, informatique, sociétal, etc… Contrairement à certains clichés, ce vaste sujet concerne tous les citoyens au titre du respect à la vie privée.

Dire que cette question fait débat est un euphémisme. Pour certains, l’anonymat en ligne est un fléau des temps modernes ; pour d’autres, face aux moyens techniques et légaux d’identification des internautes, l’anonymat n’existe pas. Plutôt rare en ligne, l'anonymat est d'ailleurs souvent confondu avec le pseudonymat. Ce dernier désigne l'usage d'un ou plusieurs surnoms choisis par un internaute pour s'exprimer sur tel ou tel espace en ligne. Le pseudonymat ne délivre aucune information civile sur un individu, tout en permettant de le reconnaître et de le suivre, par exemple sur un blog ou les réseaux sociaux.

Dans tous les cas, une chose est sûre : pour Qwant, le respect de la vie privée des utilisateurs et de la confidentialité de leurs recherches sont des garanties essentielles. Nous ne conservons pas l’historique de recherche des utilisateurs et nous ne faisons pas de tracking publicitaire. Les utilisateurs sont donc bel et bien des anonymes pour nous, autrement dit des inconnus.

Comme toute notion complexe, l’anonymat génère de nombreuses idées reçues. En voici trois, qu’il est temps de nuancer.

1. “La fonction “navigation privée” garantit votre anonymat”

Activable depuis n’importe quel navigateur, l’option “navigation privée” permet de ne pas enregistrer certaines de vos informations lors de la consultation de sites internet, notamment les mots de passe, les cookies, l’historique, etc.

De quoi passer totalement inaperçu en ligne ? Pas vraiment ! La CNIL rappelle que la navigation privée ne rend pas invisible, notamment auprès des sites internet visités qui peuvent continuer à récolter certaines informations, comme votre localisation. La fonction n’empêche pas non plus le partage d’informations entre votre fournisseur d’accès internet et votre ordinateur. En bref, naviguer privé ne vous empêche pas de partager vos données.

2. “Naviguer en ligne en restant anonyme rend agressif”

La suppression de l’anonymat en ligne entraînerait-elle une baisse de l’agressivité des échanges ? C’est faux, selon plusieurs études. Après analyse de plus de 530 000 commentaires publiés sur un site de pétitions, des chercheurs de l’Université de Zurich ont tiré la conclusion suivante : lors de débats houleux en ligne, les individus s’exprimant sous leurs vrais noms sont plus agressifs que les internautes anonymes.

Une étude de l’American Political Science Review, utilisant des données américaines et danoises, pointe l’impact limité de l’anonymat sur la tonalité d’une discussion. “Une personne prédisposée aux comportements agressifs dans la vie réelle choisira, de la même manière et en ligne, l’offense et le trolling comme une stratégie délibérée pour exister aux yeux de ses contemporains”, résume à ce propos Slate.fr.

3. “L’anonymat n’intéresse pas les jeunes générations car ils exposent leur vie sur les réseaux sociaux”

En janvier 2022, lors de la Journée mondiale de la protection des données, la société Snap Inc a publié une étude menée auprès de plus de 13 000 jeunes originaires de 11 pays différents, dont la France. 81% des utilisateurs interrogés jugent “importante” la question de la vie privée en ligne, mais seulement 65% s'estiment “satisfaits” de l’état actuel de leur vie privée numérique. Ce rapport souligne une différence de priorités selon l’âge : si les millenials (25-40 ans) se disent principalement inquiets par “le suivi de leur activité en ligne”, la Gen Z (13-24 ans) est pour sa part surtout angoissée par “la possibilité que d’autres personnes partagent son contenu à son insu”.

Ces résultats, illustrés par des pratiques croissantes comme l’usage de comptes privés ou d'émoticônes ajoutées à des photos pour masquer des visages, ont trouvé un écho dans une enquête du magazine The Atlantic. Les moins de 25 ans interrogés se disent lassés par la pression requise pour garder une “bonne image” en ligne, et par les risques associés à une trop grande exposition. “Il n’y a juste plus aucune bonne raison d’utiliser son vrai nom en ligne désormais”, avance l’article.

Le respect de la vie privée en ligne mérite mieux que les raccourcis ou les faux-procès. Chez Qwant, vos recherches en ligne ne regardent que vous. Et pas seulement vos recherches : grâce au nouvel outil gratuit Qwant VIP - Very Important Privacy, les sites internet visités ne peuvent suivre et stocker les faits et gestes numériques des internautes. Cette extension web, qui s’installe depuis la page d’accueil de qwant.com ou sur les stores des navigateurs (Mozilla Firefox, Edge etc.), bloque la plupart des traqueurs et cookies publicitaires. Elle garantit ainsi le respect de la vie privée des utilisateurs, sur tous les sites et applications visités, au-delà des pages de recherche Qwant Search et Qwant Maps. A vous de jouer !